ATHIS-MONS (91) 30.07.2016

Résumé
Observation d'un objet rond très brillant comme une "boule de ping pong" qui semble stationnaire puis se déplace soudain à grande vitesse dans le ciel dégagé : probable observation d'un avion en approche vers l'aéroport de Paris-Orly dont les phares d'atterrissage ont été observés presque dans l'axe de trajectoire.
Description
Le 30 juillet 2016 vers 19h15, un témoin observe depuis sa voiture arrêtée au feu rouge sur la RN7 à Athis-Mons, à proximité immédiate de l'aéroport de Paris-Orly, un phénomène lumineux dans le ciel situé sur sa gauche alors qu'il se dirige vers le nord en direction du carrefour permettant l'accès à la station-service du centre commercial voisin. Le phénomène est décrit comme une forme ronde très brillante, comparable à une balle de ping-pong tenue à bout de bras, apparaissant stationnaire pendant environ une minute avant de se déplacer lentement puis de disparaître très rapidement en ligne droite. Le ciel est dégagé et le témoin indique la présence d'avions dans le secteur pendant l'observation.

La position du témoin, située à très faible distance des pistes d'Orly, se trouve dans un secteur où les aéronefs en approche peuvent être observés à faible distance angulaire. L'analyse du questionnaire et du croquis indique que le témoin se dirigeait vers le nord sur la RN7 et observait vers l'ouest sur sa gauche, direction correspondant à la zone située à l'ouest des pistes. Dans cette configuration, un aéronef arrivant vers l'aéroport depuis l'ouest dans la phase de guidage radar précédant l'alignement final peut apparaître quasiment dans l'axe de vision de l'observateur.

Le témoin décrit un objet extrêmement lumineux, sans ailes visibles ni feux clignotants. Cette description est compatible avec l'observation d'un avion vu presque de face, les puissants phares d'atterrissage pouvant apparaître comme un point très lumineux dans le ciel et masquer visuellement la structure de l'appareil à distance. Dans ce type de configuration, les ailes et les feux de navigation peuvent être difficilement perceptibles, ce qui peut donner l'impression d'un objet circulaire isolé.

La séquence décrite par le témoin (immobilité apparente suivie d'un déplacement lent puis d'un départ très rapide) est également compatible avec un effet de perspective lié à la vitesse angulaire d'un aéronef observé presque dans l'axe de sa trajectoire. Lorsque l'avion se rapproche dans cet axe, son déplacement apparent dans le ciel peut sembler très faible, donnant l'impression d'un phénomène stationnaire. Dès que l'angle d'observation évolue, par exemple lors d'un léger changement de cap ou lorsque l'appareil quitte la géométrie frontale par rapport à l'observateur, le déplacement angulaire devient soudain plus important et peut être perçu comme une accélération très rapide.

Les données météorologiques disponibles pour l'heure de l'observation indiquent un vent dominant de secteur nord-ouest de l'ordre de 9 à 15 km/h. Bien que cette direction de vent conduise généralement à l'utilisation des pistes orientées vers l'ouest (piste 25), la vitesse du vent reste relativement faible et la configuration d'exploitation d'un aéroport peut être maintenue ou modifiée pour des raisons opérationnelles. Dans ces conditions, l'utilisation d'une approche vers l'est (piste 06), impliquant des aéronefs arrivant depuis l'ouest, demeure compatible avec les conditions météorologiques observées.

Compte tenu de la proximité immédiate de l'aéroport d'Orly, de la géométrie de l'observation, des caractéristiques lumineuses décrites et des effets perceptifs bien connus associés à l'observation d'un avion vu presque dans l'axe de sa trajectoire, le phénomène observé apparaît compatible avec les feux d'atterrissage d'un aéronef en phase d'approche vers l'aéroport.
En conséquence, l'hypothèse la plus plausible pour expliquer l'observation est celle d'un aéronef en approche dans le circuit d'arrivée de Paris-Orly, dont les phares d'atterrissage ont été perçus comme un point lumineux intense, donnant au témoin l'impression d'un objet circulaire stationnaire puis s'éloignant rapidement.

Il n'a toutefois pas été possible, faute de données radar disponibles pour exploitation, d'identifier précisément l'aéronef. Nous signalons toutefois que la proximité immédiate de l'aéroport d'Orly est sujet à une constante surveillance par la sureté aérienne. Toute observation d'un PAN aurait été traitée comme une anomalie répertoriée.

Le GEIPAN classe ce cas d'observation en « B » : probable observation d' un avion en approche vers l'aéroport de Paris-Orly dont les phares d'atterrissage ont été observés presque dans l'axe de trajectoire.