BOREE (07) 05.08.2020

Résumé
Observation des évolutions silencieuses d'un PAN en forme de disque avec des reflets lumineux : observation d'un ballon Mylar.
Description
Le 05 août 2020 aux alentours de19h, quatre personnes randonnent au Mont Mézenc (07) et aperçoivent soudainement un objet lumineux flottant dans les airs et semblant avoir un mouvement de rotation sur lui-même. Les témoins décrivent le PAN comme « une grosse lune blanche argentée » ou une « grosse bulle ». Un seul témoin rapportera son observation. Il a le réflexe de prendre des photographies tout au long des évolutions silencieuses du PAN dans le paysage et avant qu’il ne disparaisse dans le ciel. Le témoin réalisera même une courte vidéo montrant le PAN se dirigeant vers le SSE.
La consistance est forte grâce à l’apport de photos et de la courte vidéo prise ainsi à la minutie dans le descriptif fournit par le témoin. Sans tous ces renseignements, l’apport des photos et l’aide de la courte vidéo il n’aurait pas été aisé de conclure sur ce dossier.
L’étude du dossier et des photos (voir le compte rendu d'enquête), permet au GEIPAN de conclure à un ballon Mylar fantaisie (peut-être ayant la forme de lettre (Q ou O) ou de chiffre (0), lâché ou perdu pas très loin des témoins.
Cette conclusion se base sur :
1- L’apparence du PAN, dont la forme en lettre est visible sur l’une des photographies. Par ailleurs, l’enveloppe aluminisée de ce type de ballon reflète fortement par moment la luminosité du soleil, ce qui produit des éclats lumineux typiques, bien observés à l’œil nu par les témoins et visibles sur les photographies.
2- Les données mesurées et calculées à l’aide du logiciel IPACO, ont permis de confirmer la possibilité qu’il s’agit d’un ballon d’une taille de 0,80 ou 1 m situé respectivement entre environ 215 et 320 m de distance des témoins lors de la première partie de l’observation, et entre environ 1870 et 2300 m de distance des témoins lors de la seconde partie de l’observation, soit dans les limites de l'acuité visuelle théorique.
3- Le déplacement du PAN, initialement lent et incertain (rotations, changement de trajectoire…), soumis aux effets de la topographie, car situé à basse altitude, puis, dans un second temps, avec un déplacement plus régulier et rectiligne, pris dans la circulation générale du vent orienté sud.
Le GEIPAN classe en A : observation d'un ballon Mylar.